Dans un communiqué de presse édité le 10 mars, la mairie de Paris (socialiste) avait incité les parents d’élèves à ne pas envoyer leurs enfants à l’école le 19 mars 2009, jour de grève : " C’est pourquoi, les parents d’élèves sont invités dés maintenant à ne pas envoyer leurs enfants à l’école le 19 mars. ".
A Bègles, le maire vert Noël Mamère n’appliquera pas le service minimum [1] ce 19 mars. Il préfère défier la loi en vigueur plutôt que de l’appliquer.
A Dijon, c’est la même histoire.
Mais dans d’autres villes, petites, moyennes ou grandes, le service minimum sera appliqué. A Bordeaux par exemple, dont le maire est Alain Juppé (UMP), sur 100 écoles, seules deux seront fermées, soit parce que les professeurs ne feront pas grèves ou alors en petit nombre, soit parce que la mairie a mis en place le service minimum d’accueil.
Si à Marseille, la mairie UMP organise le SMA dans les quatre secteurs qu’elle a remporté, la gauche refuse de le mettre en place dans les quatre autres secteurs qu’elle détient !
Comme pour marquer encore davantage cette dichotomie purement politique dans la manière, pour un maire, de gérer le service minimum, l’exemple de Cognac est tout à fait marquant. En effet, alors que le maire socialiste semble s’aligner sur les positions de Noël Mamère et dit que sa ville n’assurera pas le service minimum, un de ses adversaires, Jean-Hubert Lelièvre (UMP), assure que ses troupes de militants sont prêtes à assumer cette responsabilité « pour respecter la loi et rendre service aux Cognaçais ».
Les comités stop la grève souhaitent rappeler ces quelques exemples à un moment où, à gauche et à l’extrême gauche, certains élus jusqu’au-boutiste dans leur sectarisme tentent scrupuleusement d’expliquer que le service minimum est inapplicable.
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